Depuis la légalisation du cannabis, plusieurs automobilistes s’inquiètent à l’idée de partager la route avec les amateurs de cette plante. Si cela peut les rassurer, une nouvelle étude étonnante suggère que la consommation de faibles doses de THC ne serait pas aussi dangereuse que prévu. Alternativement, ces résultats démontrent que les lois en vigueur au Canada sont très strictes à propos de la conduite avec les facultés affaiblies.

Pas si mal, le THC?

Selon les chercheurs de l’University of British Columbia, il n’existe pas de lien entre la consommation de faibles doses de THC et les accidents de la route. Afin de parvenir à cette conclusion surprenante, plus de 3000 échantillons de sang furent analysés. Ces derniers proviennent de conducteurs traités suite à des accidents de la route dans des hôpitaux de la Colombie-Britannique entre 2010 et 2016. Dans 1178 cas, les rapports policiers indiquent que le conducteur était en faute. Or, le docteur Jeffrey Brubacher explique que des concentrations de THC de 5 nanogrammes par millilitre ne semblent pas causer de risques accrus d’accidents.

À l’inverse, l’étude du docteur Brubacher met en évidence les dangers reliés aux drogues récréatives comme la cocaïne, les amphétamines et l’héroïne. Ces substances augmentent les risques d’accidents de la route de 82%. De plus, il semble que la consommation de médicaments antidouleur ou de somnifères augmente ces mêmes risques de 45%.

Des lois très strictes

À la lumière de l’étude conduite par lui et son équipe, le docteur Brubacher estime que les dispositions légales actuelles sont disproportionnées. En effet, un conducteur qui conduit avec moins de 5 nanogrammes de THC par millilitre de sang s’expose à une amende maximale de 1000$. Pourtant, les résultats suggèrent qu’il ne s’agit pas d’un comportement particulièrement risqué.

Par contre, le docteur ajoute que cette politique de tolérance zéro a l’avantage d’envoyer un message clair à la population : après une consommation de cannabis, on ne conduit pas. C’est particulièrement pertinent pour les nouveaux utilisateurs de cannabis qui ne sont pas encore habitués aux effets du THC.

Cela dit, il est clair
que l’alcool demeure la principale source de danger sur les routes du pays.
Prendre le volant avec un taux d’alcool supérieur à 0.08 dans votre sang
multiplierait vos chances de causer un accident par six. Ainsi, peu importe la
substance consommée, il est plus sage de vous tenir loin d’un volant!

Sources:

Globalnews.ca

LaPresse.ca

Toronto.Citynews.ca

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