Alors que le cannabis monopolise toute
l’attention médiatique depuis plus d’un an, son cousin non hallucinogène, le
chanvre, se traille une place de choix au Canada. Cette variété de cannabis
sans THC séduit de nombreux agriculteurs qui sont à la recherche de nouveaux
revenus.

La future vedette des prairies

Le chanvre peut être utilisé dans presque
tous les secteurs d’activité. Que ce soit pour l’alimentation humaine ou
animale, ou encore pour l’industrie de la construction, cette plante permet de
développer de nouveaux produits de qualité supérieure. C’est pour cette raison
que des pionniers comme Jan Slaski font la promotion du chanvre depuis des
décennies. Ce dernier œuvre présentement en tant que conseiller scientifique
pour la compagnie InnoTech Alberta.

Slaski explique que de nos jours, le chanvre canadien est surtout utilisé dans l’industrie alimentaire en raison de sa réputation de superaliment. Il s’agit effectivement d’une source exceptionnelle de protéines et d’acide gras essentiels. Cela dit, le chanvre est aussi particulièrement intéressant en raison des fibres contenues dans la tige de la plante.

En plus d’être extrêmement résistant et parfaitement adapté aux matériaux de construction, le chanvre permet de fabriquer des vêtements durables d’une douceur inégalée et du biocarburant. C’est pour cette raison qu’InnoTech Alberta possède un complexe dédié entièrement au traitement de la fibre de chanvre. 95% des matériaux bio composites de l’Alberta proviennent de cette installation située à Vegreville.

Du super chanvre

Le succès de cette entreprise n’est pas un hasard. Jan Slaski explique que selon ses recherches, les plants de chanvre qui poussent au centre et au nord de l’Alberta sont de 20% à 30% plus grands que les plants du sud de la province. Cette importante disparité s’expliquerait par le climat idéal qui règne dans cette région. Ajoutons qu’après le bambou, le chanvre est la seconde plante qui croît le plus rapidement. En seulement 90 jours, un champ de chanvre génère quatre fois la biomasse d’une forêt qui pousse depuis 25 ans. Bref, voilà de quoi récolter des quantités industrielles de fibres à la fin de l’été!

Finalement, Slaski explique que le plus gros défi consiste à convaincre les agriculteurs de tenter l’expérience. Contrairement à la plupart des cultures, il est nécessaire de traiter le chanvre avant de le vendre. Que ce soit pour récolter sa fibre ou son précieux cannabidiol (CBD), il faut des installations spécialisées. Les acteurs locaux doivent donc se coordonner pour profiter pleinement de la plante du 21e siècle.

Sources:

TechlifeToday.ca

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