Depuis plusieurs années déjà, il est
devenu fréquent de voir des nuages de vapeur s’élever à l’occasion dans les
foules. Ces derniers proviennent de vaping pen, ces fameux appareils
qui permettent de vaporiser différentes substances, comme le tabac ou le
cannabis. Le débat fait encore rage à savoir si cette pratique est plus
sécuritaire que fumer. Malgré tout, les propriétaires de dispensaires vendent
régulièrement des vaporisateurs, même si les lois sont parfois prohibitives.

Un débat animé

En théorie, le vapotage serait moins
nocif pour la santé que fumer. Comme les vaping pen fonctionnent à base
de vapeur, l’utilisateur inhale cette dernière plutôt que de la fumée. Ce système
est sensé moins irriter le système respiratoire. Cela dit, les professionnels
de la santé sont loin de s’entendre à ce sujet. 
Louise Aubin est une responsable de la santé publique de la région de Peel, en
Ontario. Elle explique que malgré le manque d’études à ce sujet, il est établi
que le vapotage implique également l’inhalation de produits chimiques générés
par le processus de combustion.

Quoi qu’il en soit, les propriétaires de
dispensaires constatent un engouement pour les vaping pen. Ces derniers
sont extrêmement populaires auprès de jeunes, mais aussi chez les personnes âgées.
Nilsson Gonsalves est le propriétaire
d’un dispensaire de la grande région de Toronto. Il explique que plusieurs
séniors visitent son établissement pour se procurer des accessoires pour
consommer du cannabis médical. Cependant, il est nécessaire de leur expliquer
en détail le fonctionnement des vaping pen car ces derniers contiennent beaucoup de composantes électroniques,
surtout les modèles haut de gamme.

Des lois très strictes

Au Canada en général, et plus particulièrement en Ontario, on ne plaisante pas avec la fumée. Il est très difficile d’y faire le commerce de vaping pen. En fait, les entrepreneurs comme Nilsson Gonsalves ne sont pas autorisés à déballer ces produits avant qu’ils aient été vendus. Les clients doivent donc se fier à l’emballage. Il est interdit de manipuler le vaporisateur avant de passer à la caisse. Gonsalves, estime que ces mesures drastiques réduisent ses ventes de 30%. Les clients visitent justement les dispensaires afin de profiter des conseils d’experts avant de se procurer de tels appareils.

Alternativement, il est
interdit de vendre des vaping pen aux clients âgés de moins de 19 ans. Les dispensaires doivent
également être munis de vitres opaques. Malgré toutes ces embûches, ces
dispositifs électroniques continuent de se vendre comme de petits pains chauds
un peu partout au Canada.

Sources:

Globalnews.ca

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