Dès l’annonce de la légalisation du cannabis, plusieurs croyaient que les urgences de nos hôpitaux allaient se remplir de fumeurs de cannabis en plein bad trip. Heureusement, il semble que cette sombre prédiction ne se réalise toujours pas, plus de six mois après la légalisation de cette substance controversée.

Une situation stable

Des Rocheuses aux plages de l’Atlantique, les médecins canadiens ne semblent pas se préoccuper outre mesure du cannabis. C’est du moins ce qu’affirme Robert Mann, un scientifique spécialisé dans les facultés affaiblies. Ce dernier est rattaché au Toronto’s Centre for Addiction and Mental Health. Monsieur Mann explique que lui et ses collègues surveillent de près la légalisation du cannabis, mais que pour le moment, personne n’a rapporté de soudaine hausse du nombre d’hospitalisations.

En fait, les médecins ont pour habitude d’envoyer des rapports au Toronto’s Centre à propos des habitudes de consommation de leurs patients. Au Canada, il est fréquent que les jeunes consomment du cannabis. Par contre, ces derniers s’adonnaient déjà à cette pratique avant la légalisation de la plante. Ce changement légal ne semble pas avoir poussé les gens à consommer plus. Toujours selon Robert Mann, les statistiques à ce sujet seront seulement disponibles au début de l’an prochain. Par contre, cette thématique n’inquiète pas particulièrement les médecins qui communiquent régulièrement avec l’organisme torontois.

Des médecins prennent
la parole

Michael Oliveira est le porte-parole du St Michael’s Hospital de Toronto. Il explique que le cannabis est une préoccupation très secondaire comparativement à l’alcool. En effet, la boisson cause un nombre incalculable d’accidents et de blessures, parfois fatales. Les crises de panique potentielles causées par le THC ne sont donc pas une priorité aux yeux des urgentologues.

Quant à lui, le docteur Atul Kapur travaille à l’hôpital d’Ottawa. Il affirme aux journalistes du Star que dès le départ, ses collègues étaient peu préoccupés par la question du cannabis. Aux États-Unis, les professionnels de la santé observèrent seulement une légère hausse des cas d’hospitalisation reliés au cannabis dans les États qui légalisèrent l’usage récréatif de cette plante. Bref, rien de bien dramatique.

Pour conclure, le docteur Kapur explique
que la priorité est plutôt d’endiguer la crise des opioïdes qui a fait 3286
mots aux pays entre janvier et septembre 2018. Dans le quotidien des
urgentologues, ces substances sont beaucoup plus inquiétantes. Cela dit, il estime qu’il faudra se montrer vigilants dès l’automne
prochain avec l’entrée en scène des aliments au cannabis.

Sources:

TheStar.com

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