Dans la perspective d’un automne mouvementé avec la légalisation des aliments à base de cannabis, les entrepreneurs canadiens prévoient leur plan de match pour bien mettre en marché ces nouveaux produits. Ce sujet a d’ailleurs monopolisé l’intérêt des participants de la WeCann Conference qui s’est tenue à Edmonton la semaine dernière.

Une préparation
importante

Contrairement aux habitants du Québec, les entrepreneurs
albertains peuvent vendre du cannabis s’ils disposent d’un permis.
Alors que les propriétaires de dispensaires commencent à peine à stabiliser
leur rendement, ils doivent se préparer à l’arrivée imminente des aliments
infusés au cannabis
. Trisha LeBlanc, de Grant
Thornton LLP, assistait à la WeCann
Conference
.

Selon elle, cette prochaine étape de la légalisation du cannabis au Canada a occupé l’essentiel des échanges. Les propriétaires de dispensaires devront entre autres choisir quels produits seront en vente dans leurs établissements. Par exemple, si les aliments connaissent une popularité fulgurante, il est possible que certaines variétés combustibles de cannabis disparaissent des tablettes pour maximiser les profits.

Trisha LeBlanc ajoute que les
producteurs feront face à des choix semblables. En effet, pourquoi vendre des
extraits de cannabinoïdes sous forme d’huile si la marge de profit est plus
grande en vendant des aliments infusés au CBD et au THC? L’offre des produits
dépendra donc entièrement de ce qui se vend le mieux auprès des consommateurs.

Préparer la
logistique

Le gouvernement canadien prévoit légaliser les aliments à base de cannabis d’ici la fin du mois d’octobre 2019. En revanche, ces derniers ne seront probablement pas directement disponibles. Afin de vendre ces produits, les entrepreneurs devront posséder un permis spécifique. Les principaux intéressés ont déjà été avisés que l’obtention de ce document pourrait prendre jusqu’à 60 jours.

Madame LeBlanc explique que les participants de la WeCann Conference ont raison d’être un peu appréhensifs à propos de l’arrivée des aliments au cannabis. À moins de six mois de leur mise en marché, personne ne connaît la réglementation qui entourera ces nouveaux produits. LeBlanc estime que l’industrie du cannabis se caractérise présentement par un haut niveau d’incertitude. Ceux et celles qui veulent se lancer dans cette avenue doivent donc savoir s’adapter rapidement!

Sources: EdmontonJournal.com

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