La semaine dernière, l’Association canadienne des vétérinaires du Canada demandait au gouvernement canadien de permettre l’utilisation du cannabis pour traiter les animaux. Cette initiative fera sans doute plaisir aux nombreux propriétaires d’animaux qui désirent traiter leurs compagnons avec des cannabinoïdes.

Une balade sur la colline du Parlement

En compagnie de cinq chiens très enthousiastes, une délégation de vétérinaires se rendit sur la colline du Parlement pour se faire entendre. Matthew Trapp faisait partie de ce groupe. Ce dernier est le propriétaire d’un charmant carlin nommé Max Pugsley. Il expliquait aux journalistes de la Presse Canadienne qu’une éventuelle autorisation du CBD changerait la réalité des animaux. Pour le moment, les chiens comme Max qui souffrent d’anxiété doivent se contenter de Prozac, un médicament d’ordonnance.

Sarah Silcox, la présidente-directrice générale de l’Association des vétérinaires cannabinoïdes, estime que le THC a également un potentiel pour les animaux. Tout comme le CBD, ce cannabinoïde est réputé pour sa capacité à réduire l’anxiété, la douleur et les tremblements. Comme le THC entraîne des hallucinations sensorielles, son utilisation est beaucoup plus délicate. C’est pour cette raison que madame Silcox met en garde les propriétaires d’animaux de ne pas utiliser des produits destinés aux humains pour traiter les problèmes de leurs compagnons. Le système endocannabinoïde de ces derniers est beaucoup plus sensible que le nôtre. Ils sont donc susceptibles de mal réagir à de tels traitements improvisés.

Une curiosité
prudente

Quant à eux, les membres de l’Ordre des vétérinaires du Québec préfèrent jouer de prudence. Caroline Kilsdonk, la présidente de cette organisation, explique qu’elle et ses collègues doivent obligatoirement utiliser des produits homologués dans l’exercice de leur fonction. Pour le moment, les médicaments à base de cannabis ne le sont pas.

Cela dit, madame Kilsdonk admet que les médicaments au THC suscitent un débat dans la communauté vétérinaire. Plusieurs d’entre eux aimeraient pouvoir en prescrire aux animaux canadiens. À ce sujet, Sarah Silcox mentionne que les études préliminaires suggèrent que le cannabis aurait effectivement des propriétés thérapeutiques dignes d’intérêt. Si cela se confirme, le cannabis pourrait s’imposer comme une alternative valable aux opioïdes, comme le fentanyl.

Sources:

JournaldeMontreal.com

AshcroftcacheCreekJournal.com

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