Il y a quelques semaines, les premières boutiques physiques de cannabis ont été inaugurées en Ontario. Ces dernières attirent déjà les foules, mais le système de vérification de l’identité des consommateurs fait jaser. Plusieurs se demandent si leurs informations personnelles sont enregistrées par les appareils afin de documenter leurs achats. Paranoïa? Peut-être pas!

Théorie du complot ou réalité?

Lorsqu’ils se présentèrent auHunny Pot,
une boutique de cannabis de Toronto, les clients eurent la surprise de
constater que les employés prenaient la sécurité très au sérieux. Ces derniers
contrôlaient les cartes d’identité à l’aide d’un appareil destiné à vérifier la
validité des documents. Le gadget en question est commercialisé par Cova
Software. En gros, cet appareil prend une photo de toutes les informations
présentes sur votre carte et détermine s’il s’agit ou non d’une contrefaçon.
Bien que ce système soit ingénieux, il ouvre également la porte à une collecte
de données invasive.

Quelques clients inquiets contactèrent l’avocate Caryma Sa’d à ce sujet. Cette dernière explique que bien qu’à la base rien ne laissait présager que les données puissent être conservées, le premier ministre Doug Ford a accordé une entrevue surprenante. Pendant cette dernière, il mentionne qu’il est important de savoir qui se procure du cannabis, sans pour autant préciser le fond de sa pensée à ce sujet. Cette déclaration étonnante a jeté de l’huile sur le feu, donnant ainsi de la crédibilité à ceux et celles qui croient que leurs identités sont secrètement enregistrées par les appareils de Cova Software.

Une possibilité inquiétante

Officiellement, il n’est pas obligatoire de faire valider votre carte d’identité par un tel appareil. Cela dit, plusieurs boutiques utilisent un système semblable au pays. Cela permet de créer un profil interne afin que les employés puissent mieux servir les clients réguliers. PEI Cannabis, la société d’État chargée de vendre du cannabis récréatif sur l’Île-du-Prince-Édouard, utilisait des appareils similaires dans les semaines qui suivirent la légalisation du cannabis. Ceci dit, les craintes reliées à l’entreposage des données mirent fin à l’utilisation de ces engins.

Rappelons que si ces données tombent entre de mauvaises mains, elles peuvent avoir de graves conséquences sur votre vie privée. Le Commissariat à la protection de la vie privée suggère d’ailleurs aux Canadiens d’éviter de laisser des traces numériques de leurs transactions. Si ces dernières tombent entre les mains de gouvernements étrangers, vous pourriez être interdit de séjour dans certains pays plus conservateurs.

Sources :

CBC.ca

GlobalNews.ca

L’article Espionnés au dispensaire? est apparu en premier sur Maison d’Herbes.