Dans plusieurs pays, les politiciens font
la promotion de la ligne dure contre le cannabis. Plutôt que de faire de
l’éducation, les amateurs de cannabis sont criminalisés. Or, une étude récente
tend à démontrer que cette approche n’est pas très efficace.

Une approche peu pragmatique

Les chercheurs de l’University of Kent étudièrent les données associées à 100 000 adolescents de 38 pays différents. L’échantillon était notamment composé de jeunes du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Russie, de la France, du Canada et l’Allemagne.  Le résultat de cette tâche titanesque? Il semble que les politiques plus libérales ne favorisent pas une consommation accrue de cannabis.

Le professeur Alex Stevens était responsable de mener à bien ce projet. Il déclare que son étude rejoint un nombre croissant de recherches similaires qui démontrent que les politiques sévères à l’endroit du cannabis ne parviennent pas à réduire son utilisation. Il estime que les résultats de son étude peuvent aider les gouvernements à établir des politiques efficaces et basées sur des faits scientifiques.

Son collègue, le professeur Ian Hamilton de la York University, abonde dans le même
sens. Ce spécialiste de la santé mentale explique que le statut légal du
cannabis n’influence pas les jeunes. Ces derniers risquent d’en consommer de
toute manière. Hamilton ajoute que si cette substance est illégale, elle est
jugée comme étant encore plus attrayante par les adolescents rebelles en quête
de sensations fortes.  

Une étude qui fait le
bonheur des intervenants

Niamh Eastwood est associée au Centre of expertise on drugs and drug laws du Royaume-Uni. Elle explique que les pays qui favorisent une approche plus libérale tendent à avoir une population en meilleure santé physique et économique. La criminalisation des fumeurs de cannabis serait donc contre-productive. En effet, le simple fait d’avoir un dossier judiciaire limite les possibilités professionnelles et académiques. Madame Eastwood est donc d’avis qu’il serait souhaitable que le Royaume-Uni modifie sa position face au cannabis. Plutôt que de criminaliser, il vaudrait mieux informer.

Comme cette nouvelle scientifique vient tout juste de paraître,
il pourrait être intéressant de la présenter à la fameuse consultation
publique sur le cannabis qui se tient présentement au Québec!

Sources :

TheGuardian.com

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