Si la patience est une vertu, elle a également ses limites. Dans un contexte de pénurie généralisée de cannabis au Québec, plusieurs citoyens se rendent sur les réserves amérindiennes pour s’y procurer de la marchandise. Les propriétaires de dispensaires non autorisés se réjouissent de cette nouvelle clientèle qui est disposée à payer de bonnes sommes pour faire le plein de cannabis.

Une pénurie prévisible

Seulement quelques jours après la légalisation du cannabis en octobre dernier, la Société Québécoise du Cannabis (SQDC) se voyait forcée de fermer ses succursales trois jours par semaine en raison des ruptures de stock. Jordan Sinclair, un représentant du producteur Cannopy Growth, explique que l’émission des permis nécessaires a été beaucoup trop lente. Dans ce contexte, il était impossible pour eux de produire assez de cannabis pour approvisionner la SQDC.  Les autres producteurs autorisés se sont retrouvés dans une situation similaire, ce qui explique les comptoirs vides un peu partout dans la province.

Des alternatives illicites

Rappelons que certains entrepreneurs de Kanesatake affirmaient il y a quelques mois que vendre du cannabis était non seulement un droit, mais aussi une forme d’affirmation territoriale. Il semble que ce pari en aura valu la chandelle, car plusieurs Québécois préfèrent désormais se rendre en territoire amérindien pour se procurer de la marijuana. Malgré que cette réserve soit située à environ 45 kilomètres de Montréal, les adeptes de la plante verte n’hésitent pas à s’y rendre pour faire des réserves.

Selon une enquête menée par les journalistes de la Montreal Gazette, les dispensaires de l’endroit sont étonnamment modernes. Un garde est chargé de vérifier l’âge des clients, et des dispositifs de sécurité sont installés afin de protéger l’endroit. Les clients ont accès à des fleurs séchées, des huiles et même à des aliments à base de cannabis. Comme ces produits sont considérés comme illicites, ils ne font pas l’objet d’inspections gouvernementales. En revanche, certains dispensaires de l’Ontario ont recours aux services de biochimistes chargés de vérifier la qualité du cannabis vendu.

Sources :

MontrealGazette.com

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